Etre fiere de soi : une base essentielle !

 

cultiver sa confiance en soi
La fierté que nous ressentons nourrit notre confiance en nous

C’est quoi la fierté ? Dans notre société ce joli mot est teinté de valeurs négatives, dire de soi ou de quelqu’un qu’il est fière n’est jamais positif . Ce mot appartient au champ lexical de l’orgueil. L’orgueil un des 7 péchés capitaux doit on le rappeler. Donc la fierté est connoté négativement dès le départ, c’est ainsi qu’on peut lire dans le dictionnaire : « se dit de quelqu’un qui se croit supérieur aux autres ». On l’oppose alors à une valeur noble celle de l’humilité.

Fierté n’est pas le contraire de humilité

Pourtant la fierté n’est pas l’antonyme de l’humilité. « L’excès en toute chose est mauvais » comme j’aime à le répéter et oui l’excès de fierté conduit à la vanité et à l’orgueil ! Deux notions différentes magnifiquement résumée par Bergson : « Il y a une différence entre l’orgueil et la vanité. L’orgueil est le désir d’être au-dessus des autres, c’est l’amour solitaire de soi-même. La vanité au contraire, c’est le désir d’être approuvé par les autres. Au fond de la vanité, il y a de l’humilité; une incertitude sur soi que les éloges guérissent. »

Dans notre société où la discrétion prime, la fierté professionnelle devient vite de « l’ambition ». Ici encore horrible mot, comme si avoir envie de faire mieux, plus haut, plus dur parfois aussi était une terrible chose. Mais l’inverse, qui conduit à ce fameux verbe « stagner » fait passer l’autre pour un « looser ». L’équilibre s’avère donc difficile. Vous basculez vite du coté « looser » ou du coté « ambitieux » alors même que vous ressentez de temps à autre de la fierté pour vous.

Fierté rime avec utilité

L’absence quant à elle conduit à un manque d’affirmation de soi . Et puis par ricochet à un manque de confiance en soi.

Sans elle, pas de victoire, pas de célébration, pas d’estime de soi. Sans elle, pas de nouveaux challenges et pas d’essais.

Comment être fière ?

Etre fière de moi, c’est tenter de prouver à moi et aux autres que « je peux le faire » , que j’en suis capable. Si bien que nous passons notre vie à chercher des preuves et des raisons factuelles d’être fière. L’autre peut même réduire votre fierté à rien puisque vous lui donnez le pouvoir de juger cette preuve.

Un exemple simple, hier j’ai passé un coup de téléphone que je devais passer depuis un long moment. Vous savez ce point sur la to do list que chaque semaine vous ré écrivez parce que cette semaine-ci vraiment vous n’avez pas pu, pas eu envie , pas réussi. Ce point je l’ai fait. J’ai ressenti de la fierté. Non pas parce que c’est un truc terrible de passer un coup de fil mais pour moi, l’administratif, expliquer, attendre… n’est pas une zone de confort. J »ai l’impression de perdre du temps ! Bref, je le fais enfin , j’obtiens mes réponses. Et emplie de fierté je partage mon sentiment avec l’adolescent. Il me répond les yeux écarquillés « le truc que tu devais faire depuis des mois enfin, c’est pas trop tôt ». Ma fierté s’est envolée avec cette phrase. Parce que l’autre , celui que je laisse juger mes faits, déclare qu’il n’y a pas de quoi se sentir fiere !

Etre fière c’est être fière de vous tout court quoique vous ayez fait ou pas fait ! Je suis fière de la personne que je suis. Je ne suis pas parfaite mais je suis fière de la femme que je suis devenue . Et je regarde la lumière qu’il y a en moi et non l’ombre !

La fierté : un sentiment commun ?

Elle est commune à tous et propre à chacun. Si on vous demande ce qui vous rend fière, ce n’est pas la même chose pour les uns et les autres. C’est ici que se joue le statut, le pouvoir, la famille, le bien commun etc…

Ca me fait penser à une interview géniale de Léa Salamé à Christine Lagarde. A la question de « quand vous sentez vous puissante? Elle répondait: « Quand j’arrive à faire 50 mètres sous l’eau sans respirer ». Evidemment pas du tout là où on l’attendait. On peut être fière de ce dépassement de soi plus qu’être la présidente de la banque centrale Européenne !

comment gagner en confiance en soi
S’aimer , être fière de ce qu’on accomplit, de chaque petite marche montée

La fierté : un puissant moteur

La fierté nous fait avancer, elle nous fait même nous surpasser. Combien de gens à qui on demande pourquoi avoir fait ceci ou cela répondent « pour rendre fière mes parents », « pour me sentir fière de moi ». A quoi servent les objectifs que nous nous assignons sinon être fière de nous ?

ça efface les doutes

Les doutes que nous avons tous sont un peu, si on prend la métaphore de la voiture, la pédale de frein alors que la fierté agit comme l’embrayage qui nous permet d’avancer et d’aller toujours plus loin ; l’accélérateur étant sans nul doute nos valeurs

ça donne la confiance

Il est vrai que fierté rime avec crédibilité? Dès lors qu’on doute de soi, de sa crédibilité, de sa légitimité (coucou le sentiment de l’imposteur!) , le doute s’installe et la fierté s’en va , freinée dans son élan.

En résumé

C’est donc une force qu’il nous faut cultiver. En effet, elle nous pousse à agir pour un objectif, une intention toujours positive : faire bien, faire mieux , aider…

Mais c’est aussi un sentiment lié à l’estime de soi, nous devons être fière de qui nous sommes et de qui nous sommes devenus. Ne vous y trompez pas, être fière c’est d’abord être fière de soi. Toutes les actions mises en place pour satisfaire ce sentiment sont du « plus ». Elles ne doivent pas devenir une condition sine qua non de cette fierté. Répétez après moi « je suis tellement fière de moi »